FRANCE LECTURE ésotérisme spiritualité voyance
FRANCE LECTURE ésotérisme
Retour accueil

 

 

 

             Article 43
  
         

 
 
   

 

 
 

i

 

 

Pages

1
2 3 4 5
6 7 8 9 10
11 12 13 14
15 16 17 18
19 20 21 22
23 24 25 26
27 28 29 30
31 32 33 34

35 36 37 38
39 40 41
42
43 44 45 46
47 48 49 50

Page suivante

 

 

 



 

 
Annie Besant


 

La route qu'a suivie Annie Besant dans sa grande recherche de la Vérité, c'est celle-là même qu'a suivie le monde parmi les bouleversements des derniers siècles. Vérité de l'Unité, unité des êtres, unité des hommes avec l'Univers, unité de l'Univers et de l'Inconnaissable.

Annie Besant (1847-1933) est l'une des cimes les plus authentiques de l'humanisme spirituel du vingtième siècle. C'est par amour concret de l'humanité qu'Annie Besant mystique abandonna sa foi chrétienne pour la servir dans le socialisme. Et c'est par amour de la spiritualité concrète qu'elle quitta le socialisme pour la Théosophie.

 


Les obstacles de la vie intérieure  Extraits

Tout homme qui entreprend sérieusement de vivre de la vie intérieure rencontre certains obstacles au début même de la voie qui doit l'y conduire, obstacles qui se renouvellent dans l'expérience de chacun, parce qu'ils ont leurs sources dans la nature commune des hommes.

Si l'on comprenait que ces obstacles font partie de l'expérience commune des aspirants, qu'on les rencontre toujours et qu'ils sont constamment vaincus, peut-être la connaissance de ce fait apporterait-elle un peu de consolation au néophyte abattu.

L'amélioration de l'homme lui-même est ce qu'il y a de plus nécessaire, et sa faiblesse, son manque de volonté et de résolution tenace, sont des obstacles plus redoutables que tous ceux que le corps peut mettre sur notre chemin.

Nous possédons la connaissance, nous admettons l'avantage qu'il y a à la mettre en pratique, mais nous manquons de l'impulsion nécessaire pour le faire. La difficulté fondamentale se trouve dans notre nature intérieure; elle est inerte, la volonté d'agir est absente; ce n'est pas que les obstacles extérieurs soient infranchissables, mais l'homme lui-même demeure inerte et n'a pas le désir de les surmonter.

Cette expérience est sans cesse renouvelée par nous; il semble que notre idéal manque de charmes; il ne réussit pas à nous attirer; nous n'avons pas à coeur de le réaliser, même lorsque nous avons décidé logiquement que sa réalisation est désirable. Il demeure devant nous comme de la nourriture devant un homme qui n'a pas faim; c' est assurément une excellente nourriture, et peut-être en sera-t-il content demain, mais, en ce moment, il ne la demande pas et préfère se chauffer, étendu au soleil, plutôt que de se lever et de la prendre.

 


Le premier fait important pour nous c'est que, comme l'a démontré H. P. BLAVATSKY, la conscience, au point où nous sommes dans l'évolution, a son centre normalement dans le corps astral. La conscience apprend à savoir par sa capacité de sentir, et la sensation appartient au corps astral. Nous sentons, c'est-à-dire nous reconnaissons le contact avec quelque chose qui n'est pas nous-mêmes, quelque chose qui réveille en nous le plaisir, la douleur, ou le point neutre entre les deux.
 

La vie de sensation constitue la plus grande partie de la vie de la majorité d'entre nous !
 

Pour ceux qui sont au-dessous de la moyenne, la vie de sensation compose la vie entière. Pour un petit nombre d'êtres très avancés, la vie de sensation est surpassée. La grande majorité occupe les stades divers qui s'étendent entre les termes extrêmes, à savoir : la vie de sensation, celle des sensations, d'émotion et de pensée, en proportions différentes. Dans la vie qui est exclusivement sensation, il n'y a pas de multiplicité de "moi", donc il n'y a pas de conflit; dans la vie qui a dépassé la sensation, il y a un gouverneur intérieur, immortel, et il n'y a pas de conflit, mais, dans tous les stades intermédiaires, il y a des " moi" sans nombre, et, entre eux, le conflit.

La lutte commence seulement lorsque, après une longue série d'expériences, l'Homme Éternel a développé suffisamment de mental pour repasser et comparer, en ce séjour dans la partie inférieure du plan mental, entre la mort et la naissance, les résultats de son activité terrestre.

Alors il observe certaines expériences, desquelles il a résulté plus de peine que de plaisir, et il arrive finalement à la conclusion qu'il ferait bien d'éviter leur renouvellement. Lorsqu'il revient sur la terre, il apporte cet enregistrement avec lui, comme une tendance intérieure du mental, et quand le "moi" du désir se lance vers un objet attrayant, tendant ainsi à recommencer une suite d'expériences qui ont conduit à la souffrance, il émet une faible protestation, et un autre "moi" — la conscience fonctionnant comme mental — fait entendre et sentir qu 'elle envisage ces expériences avec répulsion et qu'elle s'oppose à y être entraînée.

Une source féconde d'ennuis
est le grand magicien du Temps

 

Ce grand maître de l'illusion nous impose un sentiment de hâte et d'inquiétude en déguisant l'unité de notre vie avec les voiles des naissances et des morts.

L' aspirant crie impatiemment: "Quel point puis-je atteindre, quel progrès réaliser dans ma vie présente?" La réponse est que "la vie présente" n'existe pas ! Il n'y a qu'une seule vie — passée et future, avec le moment toujours changeant qui est leur point de rencontre; d' un côté, nous voyons le passé, de l'autre, l'avenir, et il est lui-même aussi invisible que la parcelle de terre sur laquelle nous sommes. Il n'y a qu'une seule vie, sans commencement et sans fin, sans âge, sans temps, et les divisions arbitraires que nous lui donnons selon les incidents toujours revenants des naissances et des morts, nous trompent et nous déçoivent.


Plus d'une autre difficulté surviendra sur la voie ascensionnelle lorsque l'aspirant essaiera de la gravir, mais une volonté déterminée et un coeur dévoué, éclairés par la sagesse, vaincra tout, finalement, et fera atteindre le but suprême. Avoir confiance dans la loi est l'un des secrets de la paix; il faut se fier à elle dans tous les temps, surtout lorsque l'obscurité se fait. Une âme qui aspire ne peut jamais manquer de s'élever; un coeur qui aime ne peut jamais être abandonné. Les difficultés n'existent que pour être surmontées et accroître ainsi notre force: ceux-là seuls peuvent sauver le monde qui ont souffert et qui aiment.


 

Publié en 1903 par les Publications Théosophiques, 10, rue Saint-Lazare, Paris 10 - Extraits

 
   

Vous avez un article à nous soumettre? Cliquez ici

   
       
   


 

   
   

 

   
         

FRANCE LECTURE ésotérisme
Retour accueil