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 Qu'est-ce qu'une NDE ?

OBE
A ce jour, des milliers de récits de NDE ont été recueillis et étudiés à travers le monde entier.
La première caractéristique qui se dégage de ces études est l'invariance de certains éléments de l'expérience que l'on retrouve dans tous les témoignages quels que soient la culture du témoin, sa religion, son niveau social et intellectuel, son sexe ou son âge, ou bien les circonstances qui ont conduit à l'expérience: maladie, accident, suicide. On trouve à travers les écrits de toutes les époques, notamment chez Platon, des récits de NDE, ce qui indique que ces expériences ont probablement existé depuis les débuts de l'humanité...

 

Il n'existe pas encore un ensemble de critères accepté de manière internationale pour décrire une NDE, mais la classification de l'expérience en cinq stades par Kenneth Ring (1980) sert en général de référence:

Le premier stade correspond à une sensation d’apesanteur, de calme et de grand bien-être. Les témoins se souviennent d’avoir flotté dans un espace totalement étrange et relatent cet épisode comme l’une des plus belles expériences de leur vie.

A ce premier stade succède le sentiment d'avoir "quitté son corps" et de le contempler à distance depuis un point de vue situé en général au-dessus. Cette situation insolite est en général vécue avec calme et il arrive que les témoins rapportent en détail tout ce qui s'est passé et s’est dit autour de leur corps pendant le laps de temps d’inconscience ou de mort apparente.

Il s'ensuit un troisième stade au cours duquel les témoins rapportent avoir été aspirés dans un vide, ressemblant parfois à un tunnel, dont l'obscurité devenait de plus en plus "intense". Une sensation de très grande vitesse vient s'ajouter au sentiment de bien-être. Une présence non personnifiée accompagnerait parfois le témoin pour le rassurer.


Au cours du quatrième stade, une lumière blanche et dorée, très brillante et impossible à décrire apparaît. A la fois très puissante et très douce, elle irradierait un sentiment d'amour inconditionnel.

Finalement certains témoins disent avoir pénétré dans cette lumière. Cette étape est alors vécue comme un retour, une fusion avec une matrice originelle. La relation avec la lumière est le point culminant de l’expérience, c’est à elle que les témoins attribueront leur transformation ultérieure. Là, les récits commencent à varier : certains ont accès à un environnement extraordinaire, d’une beauté "inimaginable", d'autres ont conscience de la présence d’entités spirituelles ou de personnes décédées, connues ou inconnues, avec qui ils communiquent et qui semblent remplir différentes fonctions bien précises : rassurer ou informer le témoin, réparer un événement traumatique de son passé ou symboliser une limite à ne pas dépasser. D’autres encore revoient leur vie défiler sous forme d'une vision en trois dimensions organisée en revue très détaillée au cours de laquelle ils ont l’impression d’être à la fois "acteur et spectateur". Ils ressentent alors parfois soudainement comment leurs actions ont pu affecter leur entourage ou bien comprennent le sens des événements de leur existence et la responsabilité de leurs actes. Cette étape n’est pas vécue comme un jugement mais comme un constat, parfois pénible ou douloureux. Au cours de cet épisode, certains disent également avoir vu des événements de leur vie future. D’autres encore entendent des voix ou de la musique "céleste". Malgré de multiples scénarios, tous disent avoir rencontré l'Amour absolu et accédé à la Connaissance universelle et sont convaincus d’avoir fait une incursion dans une autre dimension. En général, l'expérience se termine par la rencontre avec une frontière où il leur apparaît clairement qu'une fois de l’autre côté ils ne pourront plus revenir en arrière. Parfois le choix leur est alors proposé de rester ou de revenir sur terre, mais "on" leur ferait cependant comprendre qu’il serait mieux pour eux de repartir. D’autres rapportent ne pas avoir eu le choix. De leur plein gré ou non, mais toujours sans aucun désir de retour, ils reprennent ensuite conscience dans leur corps avec le sentiment "d'être à l'étroit" et la douleur liée à leur état physique. L’impression de "rentrer" à l’intérieur de son corps comme dans une sorte de "combinaison" est parfois rapportée.

60 % des personnes interrogées ayant survécu à un épisode de mort clinique rapportent au moins le premier stade, alors que 37% connaissent le deuxième, 23% le troisième, 16% le quatrième et seulement 10% le cinquième (Ring, 1980). Cependant, cette description chronologique de la NDE a été critiquée car elle donne une image unitaire de l’expérience alors qu’aucun déroulement temporel n’a jamais été rigoureusement validé. La NDE pourrait très bien comporter plusieurs expériences discrètes et parallèles ayant des mécanismes et des effets différents. Une autre classification élaborée par Bruce Greyson (1983) regroupe les éléments de l’expérience en quatre catégories (cognitive, affective, paranormale et transcendantale) et permet selon une échelle de validité de différencier les véritables NDE de syndromes organiques cérébraux ou d’autres réponses au stress non spécifiques, comme le sont par exemple les symptômes de dépersonnalisation.

En plus des étapes citées ci-dessus, les caractéristiques typiques d'une NDE incluent le sentiment que ce qui est vécu est parfaitement réel et que le témoin est réellement mort, une abolition de la notion de temps et d'espace, une grande clarté de pensée, un sentiment puissant de paix, de calme, d’allégresse et d’unité. De plus tous insistent sur le caractère éminemment ineffable de l'expérience malgré un esprit extrêmement clair et concentré tout au long de l'épisode. Cependant, il existe aussi des expériences dites "négatives" dont le contenu est totalement effrayant et terrifiant pour le témoin qui en ressort fortement traumatisé. On a estimé que ces expériences se produisaient dans environ 3% des cas, mais il est difficile de savoir si ce nombre est significatif car il est probablement encore moins facile de se confier pour les témoins de NDE négatives que pour ceux dont l’expérience a été merveilleuse.

Malgré beaucoup de points communs, deux expériences ne sont jamais identiques et il faut noter qu'il est extrêmement rare de trouver tous les éléments réunis dans une seule NDE. Cependant, malgré des particularités individuelles et bien que l'éducation, la culture et les croyances semblent influencer la façon dont le phénomène vécu est interprété, tous les témoins décrivent une progression pratiquement identique de l'expérience et éprouvent des émotions similaires, ce qui suggère que ces données concernent tout être humain et nous renseignent sur des réactions inhérentes à la nature humaine à l’approche de la mort. D’ailleurs les enfants, voire de très jeunes enfants, rapportent aussi des NDE. Celles-ci sont toutefois en général plus simples et moins mystiques que celles des adultes et ne comprennent en général pas de "revue de vie" (Morse & Perry, 1990). Morse rapporte le récit d’une NDE typique survenue lors d’un arrêt cardiaque chez un enfant de neuf mois et racontée pour la première fois lorsqu’il fut âgé de trois ans. Envisager l’affabulation ou la construction imaginaire devient difficile dans ce genre de cas, tout autant que l’hypothèse d’une matrice inconsciente et rassurante élaborée grâce à un travail psychologique ou un conditionnement par l’apprentissage. D’ailleurs le contenu des NDE d’enfants n’a en général rien à voir avec les croyances de leurs parents. En outre, bien que l'expérience centrale semble indépendante des circonstances et motifs qui ont conduit à l'épisode de mort clinique, l'apparition ou non des différentes composantes de l'expérience ou bien son déroulement extatique ou traumatisant pourraient avoir des causes physiologiques et/ou psychologiques.

Pour terminer cette description des NDE, mentionnons encore une étude récente menée aux Etats-Unis qui soulève bon nombre d'interrogations. En effet, cette étude a permis d'établir que les aveugles vivaient des NDE en tous points similaires à celles des personnes voyantes. En outre, dans la plupart des cas, ces témoins, parfois aveugles de naissance, ont rapporté avoir "vu" au cours de leur expérience. Ils ont pu décrire en détail ces perceptions visuelles, exceptées les couleurs qu'ils définissent comme des luminosités
d'intensités différentes (Ring & Cooper, 1999).

Références: http://www.noesis.ch/NDE.html
 

 
   

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