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             Article 19
  
         

 
 
   

 

 
     

 

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 La bible et le respect du monde animal

 Loup

La lecture de la bible nous apprend que Dieu forma les animaux et les fit venir vers l'homme afin que ce dernier ne soit pas seul. Genèse 2,18-19. Cela montre bien qu'à partir de l'instant où Adam donne un nom à chaque espèce animale il se crée entre elle et lui une cohésion si profonde que l'Eternel englobera désormais l'homme et l'animal dans un même jugement...



Je te salue mon frère le chien, je te salue mon frère le loup. Saint François

Au moment du Déluge, l'Eternel dit: "J'exterminerai de la face de la Terre l'être humain que j'ai créé depuis l'homme jusqu'au bétail" (Genèse 6,7) et plus loin, nous lisons que : "Dieu se souvint de Noé, de tous les animaux et de tout le bétail qui étaient avec lui dans l'Arche".
Plus explicitement encore, après le Déluge, Dieu dit qu'il établit son alliance avec Noé et les siens et avec tous les êtres vivants "tant les oiseaux que le bétail, que tous les animaux de la terre" (Genèse 9,10).

Tout au long de la Bible, l'Eternel considère le monde animal comme un interlocuteur valable:
"En ces jours là, je traiterai pour eux une alliance avec les bêtes des champs, les oiseaux du ciel et les reptiles de la terre", dit-il au prophète Osée (2,20) et il dicte à Moise des préceptes interdisant de maltraiter les animaux dont le peuple hébreux a la charge :

"Ne pas faire travailler aucune de ses bêtes le jour du repos"
(Deutéronome 5,12-14).
"Ne pas mettre de muselière au boeuf quand il foule le grain"
(Deutéronome 25,4).
Certains préceptes ont même pour fondement le respect de l'affectivité animale :
"Tu ne feras pas cuire un chevreau dans le lait de sa mère"
(Deutéronome 14,15).

Entre l'homme et l'animal Dieu établit un code qui lui permettra au jour du jugement de demander au premier des comptes de son attitude envers le second:

"Vous n'avez pas fait paître les brebis, vous n'avez pas fortifié celles qui étaient faibles, guéri celles qui étaient malades, pansé celles qui étaient blessées; vous n'avez pas ramené celles qui s'égaraient, cherché celles qui étaient perdues, mais vous les avez dominées avec violence et dureté" (Ezechiel 34,4).

La vanité de l'homme est de se considérer comme isolé de l'animal dans l'équilibre cosmique en vertu de son intellect plus développé ou des vues particulières que Dieu a sur lui; pourtant Dieu s'insurge contre cette optique: - " Voici l'hippopotame à qui j'ai donné la vie comme toi".

L'Ecclésiaste, méditant sur cette vanité de l'homme à l'égard de l'animal écrit:

"J'ai dit en mon coeur, au sujet des fils de l'homme, que Dieu les éprouverait, et qu'eux-mêmes verraient qu'ils ne sont que bêtes, car le sort des fils de l'homme et celui de la bête sont pour eux un même sort; comme meurt l'un, ainsi meurt l'autre, ils ont tous un même souffle, et la supériorité de l'homme sur la bête est nulle car tout est vanité"... (Ecclésiaste 3,18-19).

Ce n'est pas pour l'homme se ravaler aux rangs inférieurs que de réaliser que, pièce maîtresse sur l'échiquier de la vie, il ne peut gagner la partie qu'en union fraternelle avec les autres pièces; il tire de la contemplation de l'animal des clichés qui imprègnent son psychisme, éveillant en lui les archétypes de la beauté, de l'harmonie, des arts et de la philosophie.

Et la civilisation sera à l'échelle même du respect de la vie et du bonheur animal.

"Maudit soit l'homme qui n'écoute pas les paroles de cette alliance" (Deutéronome 27,26).

L'Eternel ne veut donc pas de sacrifices d'animaux:

"Je déteste et méprise vos fêtes, je ne puis sentir vos assemblées. Quand vous me présentez des sacrifices et des offrandes, je n'y prends aucun plaisir et les veaux engraissés que vous sacrifiez en actions de grâces, je ne les regarde pas" (Amos 5,21).

"Car je n'ai pas parlé avec vos Pères, je ne leur ai donné aucun ordre le jour où je les ai fait sortir du pays d'Egypte, au sujet des holocaustes et des sacrifices" (Jérémie 7,21).

"Je ne prendrai pas un taureau dans ta maison, ni des boucs dans tes bergeries car tous les animaux des forêts sont à moi, toutes les bêtes des montagnes par milliers; je connais tous les animaux des montagnes et tout ce qui se meut dans les champs m'appartient" (Psaume 50,9),

et plus loin :

"Si j'avais faim, je ne te le dirai pas car le monde est à moi et tout ce qu'il renferme. Est-ce que je mange la chair des taureaux. est-ce que je bois le sang des boucs ? "
(Psaume 50-12).
Peut-on de façon plus complète, plus totale, faire connaître sa volonté :

"Je ne puis voir le crime s'associer aux solennités... Quand vous multipliez vos prières, je n'écoute pas: vos mains sont pleines de sang"
(Isaie 1,15).
Et refuser un culte de cette sorte:

"Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de devant mes yeux la méchanceté de vos actions, apprenez à faire le bien, recherchez la justice, protégez l'opprimé, faites droit à l'orphelin, défendez la veuve"
(Isaie 1,17).

Concernant les hommes, nous savons de façon très claire que la volonté divine réside dans le commandement: "Aimez-vous les uns les autres ". L'animal est-il exclu de ce commandement ?
Comment l'Eternel l'aurait-il oublié lui qui annonce pour les temps futurs:
"En ce temps là, je traiterai pour eux une alliance avec les bêtes des champs, les oiseaux du ciel et les reptiles de la terre, je briserai dans le pays l'arc, l'épée et la guerre, et je les ferai reposer avec sécurité"
(Osée 3,20).

Alors, la chasse cessant, l'homme retrouvera la compréhension de l'animal, par ce langage des oiseaux que parlait le Roi Salomon; télépathie rendue possible par le rayonnement de la bonté et les animaux eux-mêmes cesseront de se craindre et de se combattre:

"Le loup et l'agneau paîtront ensemble, le lion comme le boeuf mangera des herbages" (Isaie 65,25).

Là se déroulera une oeuvre de pleine croissance spirituelle de l'homme et même de l'animal dont l'intellect s'ouvrira à la connaissance de l'être suprême:
"Les bêtes des champs me glorifieront, les chacals et les autruches" (Isaie 43,20).

Voici ce que dit la Bible des rapports entre l'humanité et l'animalité; bien des points seraient à examiner plus profondément, à approfondir en fonction de l'évolution du peuple biblique. Mais de ce court examen, nous pouvons facilement constater:

1) Le sort de l'homme et de l'animal sont liés aux yeux de la Providence.

2) Toute attitude de non-assistance ou de cruauté de l'homme envers l'animal est un péché dont la gravité est équivalente à l'homicide dans certains cas.

3) Tout acte de bonté envers l'animal est béni de l'Eternel et sera récompensé.

Il est à noter également que la forme animale ne doit pas être dédaignée et qu'elle semble parfaitement apte, d'après la Bible, à abriter des intelligences supérieures. L'Esprit-Saint affectionne de revêtir la forme de la colombe et le Christ est présent dans l'Apocalypse sous les apparences de l'agneau. De même, dans la vision d'Ezechiel, les êtres étrangers à la terre qui se présentent à lui ont des corps composés d'éléments humains et d'éléments animaux et quatre faces: l'une d'homme, l'autre de lion, l'autre de taureau, l'autre d'aigle, comme si à un niveau supérieur d'évolution les structures animales et humaines s'étaient fondues.

Extraits: http://www.gallican.org
 

 
   

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